25.09.2010
Gestion des HLM : Moynier "droit dans ses bottes"
![317_@MOYNIER349370[1].jpg](http://thierrybarriere.midiblogs.com/media/02/01/1590893468.jpg)
L'ancien maire prend le contre-pied des commentaires qui épinglent sa gestion des HLM. Michel Moynier affirme même qu'il n'y a eu aucune irrégularité, et saisit l'occasion de planter quelques banderilles à la veille d'un CA de l'Office.
On a connu Michel Moynier "aux affaire s" remonté comme un ressort. Hier, c'était un Michel Moynier tendu, mais heureux, d'avoir l'occasion de s'exprimer... et visiblement à l'écoute. Un homme différent qui a, d'emblée, apprécié la liberté de ton que lui avait concédée la Chambre régionale des comptes : "Je suis visé, le conseil d'administration de lundi va évoquer ma gestion, et je suis le seul à ne pas avoir reçu le document ! Or, j'ai fait l'objet de plusieurs articles de presse. La CRC m'a autorisé à rompre le silence, et à me défendre".
Une défense axée sur
la continuité de la politique instaurée par Hubert Mouly en matière de logement social, qui – pourtant – n'avait jamais fait l'objet de remontrances, ni de la part de la MILOS (mission interministérielle du logement social), ni de la CRC. Poursuivant sur la lancée de son prédécesseur, Michel Moynier se dit fier d'avoir un parc de HLM de plus de 24 % et d'avoir, pour un élu non socialiste, maintenu volontairement des loyers à des tarifs plus bas que la moyenne nationale. Fier d'avoir fait travailler les entreprises locales : "Vous voyez ce que ça donne lorsqu'on fait intervenir une entreprise nationale, avec les problèmes de sous-traitance sous-jacents..." Et Michel Moynier saisit l'opportunité pour égratigner le contexte économique local : "Je souhaite à Jacques Bascou de construire autant d'HLM que moi !" Les reproches de la CRC ? Pur formalisme et administratif. "Il n'y a aucune irrégularité. On nous reproche d'avoir failli dans notre gouvernance. Les magistrats sont des fonctionnaires. Nous, nous avons travaillé avec les moyens du bord. Et les gens ont été satisfaits. Le système des vacations des chefs de service de la mairie ? C'était efficace et la Chambre n'a pas relevé de travail fictif !" Michel Moynier en profite pour souligner perfidement : "On peut s'interroger sur l'opportunité de missionner le DGS, Alain Péréa, pour une étude sur les harkis qu'il n'a pas faite !" Sur la situation financière de l'office, Michel Moynier admet la dégradation financière, mais il la met sur le compte du passage à l'agglo, générateur d'un déséquilibre : "Narbonne détient 24 % de logement social et les villages ne totalisent que 2,5 %, ce qui va faire tomber le taux. Mais les communes qui, aujourd'hui, réalisent des opérations vont le faire avec Marcou et d'autres organismes habilités. Les loyers ne seront pas les mêmes !" Pour lui, la dégradation provient du malaise régnant à l'off ice : "La nouvelle équipe a isolé Montès. Entre 2008 et 2009, il a reçu 33 lettres recommandées. Pourquoi un honnête fonctionnaire territorial, très bien noté, se retrouve-t-il tout d'un coup incapable de gérer à la faveur d'un changement politique ? Bascou, Fabre et Pellegrin ont mis en place un système politique parallèle à l'intérieur de l'office. Un homme va être directeur bis : c'est Abad-Gallardo. Mais lui, il pose un problème, c'est un juriste. Et alors qu'il disposait d'une villa de fonction à titre gracieux par la mairie de Narbonne, il a continué à en bénéficier à l'agglo... et à l'office. Et s'est même octroyé une prime de logement". Voilà qui donne le ton du conseil d'administration de l'office, lundi.
16:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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